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| | La philosophie et la sophistique | |
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fab Petit écolier(e)

Age: 27  Nombre de messages: 48 Points: 3316
 | Sujet: La philosophie et la sophistique Ven 29 Jan 2010 - 15:08 | |
| Bonjour à tous,
je viens partager avec vous notre dernière réflexion en matière philosophique, la sophistique et la philosophie qui pourra sans doute vous orienter et vous aider dans vos réflexions personnelles et vos travaux scolaires.
La philosophie au bac Les sophistes
Introduction Les sophistes ont une grande place dans la philosophie. Nous pouvons poser deux technai de la parole, faire agir, c’est la parole sophistique, la tecknè du logos des sophistes, faire faire ce que l’on veut des autres par la persuasion, et donner à voir, c’est dans ce cas de figure, la parole philosophique qui consiste à tourner l’œil de l’âme vers ce qui est à voir. La sophistique grecque relève de l’éristique grec, c’est une manipulation des hommes par les mots dans le sens d’un retournement qui suppose une persuasion. Ils prétendent combler les carences de l’éducation des jeunes grecs, parfaire l’éducation des jeunes patrides issus de familles bien nées. Ils prenaient la parole dans l’agora et jouaient un rôle dans la cité très important. Les jeunes y voyaient une grande techknè.
La sophistique, une ruse de la raison Ils sont très grecs au sens d’Ulysse et des héros. Le mensonge, la ruse de la raison sont le propre des sophistes; Platon dit d’eux qu’ils se plaisent à vendre « des nourritures pour l’âme », des nourritures qu’on achète comme on achète au marché des nourritures pour le corps. Plus l’idée est payée chère, plus prétendaient ils, elle est riche et profonde de contenu. Dans la République défend la thèse selon laquelle, l’éducation, paideia ne consiste pas à mettre les sciences dans la tête des hommes comme des choses dans une boîte pour remplir un contenant vide. Le meilleur n’est pas celui qui est rempli de plus de marchandises. La tête la plus rempli n’est pas la mieux formée, on retrouve cette notion chez Descartes, Montaigne, Rabelais, le rapport n’est pas quantitatif mais plutôt qualitatif; La paideia n’est pas la polytechnie, la quantité des choses apprises, ceci est devenu un leitmotiv dans la philosophie platonicienne, il s’insurge contre la polytechnique et la passion sophistique de la parole, la parole pour la parole. Le logos, discours, est un maître puissant qui peut être dangereux, il renvoie à l’art avec lequel on expose nos connaissances plutôt que nos connaissances en soi. Le logos sophistique s’empare des jeunes qui ne peuvent plus s’en passer, qui sont contaminés et qui en font la base d’une éducation. C’est contre cette pseudo -éducation que Platon se bat dans la majorité de ses 32 dialogues. La tecknè est un savoir faire qui peut être dangereux s’il est utilisé à mauvais escient, c’est une direction de l’esprit sur les choses, nous pouvons dire que les sophistes ne sont pas traditionnels par leur pragmatique, c’est-à-dire, par la finalité de leurs discours, leur utilité dans la vie pratique, ils sont traditionnels car ils font valoir la ruse, en ce sens, nous pouvons affirmer qu’ils sont grecs.
La référence à Ulysse
Ulysse incarne par excellence la ruse, il est sophos en ce sens là, sophiste, donc habile, triomphant, il excelle dans l’invention du moyen, cela nous tourne vers la technique de l’homme sur la nature, phusis. Ulysse est celui qui se sort de toutes les situations, il est l’intelligence en soi, l’intelligence pratique, il se sort de toutes les situations car il a le savoir faire, la tecknè, les techniques de la capture au niveau de l’intelligence pratique tandis que Platon capture les essences. Nous avons donc l’image d’une supériorité dominante, écrasante chez l’homme par rapport à l’animal qu’il tue pour la nourriture ou qu’il domestique; Dans la manière d’attraper l’animal, il y a l’idée de piège que l’homme par la pensée a inventé; La force de la pensée permet à l’homme de remédier à la faiblesses de ses forces, l’homme parmi les vivants, est le plus démuni, sans organon. La tecknè est l’invention de l’organon, le moyen, le moyen de s’en sortir qui permet la réussite selon que l’on agit d’après le kairos, le bon moment. Si l’homme n’était pas naturellement faible, il ne deviendrait pas extraordinairement fort par le moyen de la tecknè. Nous avons donc une supériorité de la technique, incarnée par Ulysse, l’homme de toutes les situations. Il nous faut donc reconnaître la supériorité de la technique, on revient donc à quelque chose de purement humain, la façon dont la parole dirige, l’homme est alors la mesure de ce dont il faut usage. Il faut, pouvons nous lire dans le Protagoras, poser les choses dans leur relation à la manière dont on en fait usage. La chrématistique est le terme utilisé par Platon pour figurer ce rapport, c’est la question des richesses de l’homme inséparables de l’usage du mot. L’ousia signifie l’avoir et l’être, la richesse interne, l’allusion est ontologique.
La philosophie des valeurs et la question des choses
Il semble donc que la philosophie des valeurs soit inséparable de la question des choses, l’art métrétique, l’art de donner sa mesure ou sa norme à toute chose est un bien commun à toute la pensée grecque, en particulier aux sophistes. Il s’agit d’une philosophie des valeurs humanistes et d’une norme extérieure à l’homme. Il n’y a rien d’absolu dans la conception que les grecs font des valeurs; L’absolu est dans la phusis, la nature, donc ce qui est extérieur à l’homme. Il faut faire ce qu’il convient de faire, ce qui est à propos selon le kairos, et non ce qui doit être fait, bien agir est toujours selon la conception grecque agir selon le kairos. Toutes les autres valeurs, politiques, morales, religieuses ne sont que des créations humaines. L’acte dit Kalon, fait selon le kairos, est l’acte qu’il est bon de faire, cela revêt le sens de la beauté, de l’acte non pas au niveau esthétique mais au niveau éthique; Nous avons donc une identité du kalos et du bien éthique, nous retrouvons cette idée dans le Banquet de Platon. Il faut par conséquent toujours accorder la praxis, l’agir, au kairos, le moment opportun, l’éthique du kairos est commune à tous les grecs.
Conclusion Le philosophe ne peut pas ignorer le sophiste. Nous conclurons notre étude sur une citation d’Aristote : « ce qui différencie le philosophe du sophiste est moins la nature même des problèmes que l’invention avec laquelle ils sont abordés. Il y a une intention de vérité d’un côté et la recherche d’un profit de l’autre. Cette considération ne rend la sophistique que plus redoutable. C’est leur indifférence à l’égard de la vérité qui a fait des sophistes les fondateurs de la dialectique au sens d’un art qui s’enseigne à rendre vraisemblable le pour et le contre sur un même problème; Leur indifférence fait qu’ils ont fait porter tous leurs efforts sur l’efficacité du discours en en faisant une arme incomparable pour transmuer le vrai, le faux en vraisemblable Le propre des thèses sophistiques est de se faire passer pour des philosophes, et c’est pour cette raison que le philosophe ne peut ignorer le sophiste.
http://docremuneres.forumparfait.com/philosophie-et-sophistique-vt322.html |
|  | | Admin Administrateur


Nombre de messages: 1539 Points: 4779
 | Sujet: Re: La philosophie et la sophistique Lun 1 Mar 2010 - 19:07 | |
| C'est gentil à toi fab d'aider nos élèves et futurs bacheliers  _________________ Le flood c'est comme l'alcool: il faut en consommer avec modération mais certains ne s'en privent pas...
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|  | | fab Petit écolier(e)

Age: 27  Nombre de messages: 48 Points: 3316
 | Sujet: aide au bac Lun 1 Mar 2010 - 21:12 | |
| bonsoir à tous,
une aide au baccalauréat qu'il s'agisse du français ou de la philosophie est toujours la bienvenue, si vous avez des questions ou des demandes particulières, n'hésitez pas à me contacter, je vous souhaite une bonne soirée
fab |
|  | | Sarah D Modératrice


Age: 20  Classe: J.M 2008 à 2010 Interne L HIDA Localisation: Vannes (56) Nombre de messages: 6755 Points: 36530
 | Sujet: Re: La philosophie et la sophistique Mar 2 Mar 2010 - 17:44 | |
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|  | | Miyuki Modératrice


Age: 23  Classe: GM 3 INSA Rouen || Ex 1ES1/TES1 (2005-2007) Localisation: Rouen Nombre de messages: 3173 Points: 6715
 | Sujet: Re: La philosophie et la sophistique Mar 2 Mar 2010 - 19:32 | |
| | Admin a écrit: | C'est gentil à toi fab d'aider nos élèves et futurs bacheliers  |
+1 |
|  | | Sarah D Modératrice


Age: 20  Classe: J.M 2008 à 2010 Interne L HIDA Localisation: Vannes (56) Nombre de messages: 6755 Points: 36530
 | Sujet: Re: La philosophie et la sophistique Mer 3 Mar 2010 - 13:29 | |
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|  | | fab Petit écolier(e)

Age: 27  Nombre de messages: 48 Points: 3316
 | Sujet: Les figures de rhétorique Mer 3 Mar 2010 - 14:41 | |
| http://docremuneres.forumparfait.com/les-figures-de-rhetorique-vt379.html
voici un petit cours que nous avons travaillé dans le cadre du forum sur les figures de rhétorique, bonnes révisions
Figures de rhétorique Première partie I. Définitions
Comparaison : figure dans laquelle nous avons un comparé, un comparant et un comparatif : il est beau comme un Dieu Métaphore : image et comparaison sans comparatif : il a la ruse d’Ulysse Métaphore filée : Suite de métaphores sur un même thème : oublier ce flot de paroles qui semble ne jamais trouver la mer où se jeter Allegorie : C’est le fait de représenter une idée par une image : représentation de la mort sous forme d’une vieille femme avec une faux. Prosopopée : discours direct d’un être disparu, d’une personification, d’une allégorie : la cigale dit à la fourmi Elles sont très nombreuses dans les fables, il s’agit en fait de personnifications. La métonymie : C’est l’emploi d’un nom pour un autre : les planches pour dire la scène Elle désigne le contenu par le contenant : Boire un Verre. C’est l’œuvre par son auteur : c’est un Proust Il y a donc trois sens possibles de cette figure de style qu’est la métonymie. Synecdoque : C’est le fait de remplacer le nom d’une chose par l’une de ses caractéristiques : Paris pour dire la capitale Périphrase : C’est le fait de dire en plusieurs mots ce que l’on pourrait dire en un seul : le siècle des lumières pour désigner le XVIIIème siècle Inversion : inversion de l’ordre dans lequel apparaissent normalement les éléments syntaxiques, triste était mon âme Antithèse : confrontation de deux thèses opposées : grand et petit Prolepse :mise en relief d’un élément par sa mise hors proposition où il est remplacé par un pronom, ce bouquin, je n’y comprends rien Antiphrase : C’est le fait de dire le contraire de ce que l’on pense : un enfant adorable pour dire un petit monstre On utilise l’antiphrase pour faire valoir l’ironie, Voltaire y a souvent recours, par exemple dans Candide Oxymore : C’est le fait de relier deux mots que l’on a pas l’habitude de voir ensemble : une douce aigreur Personnification : Donner des traits humains à un objet/animal : l’horloge pleure. Hyperbole : Exagération : tu es le plus gentil Enumeration : Succession de mots sans ordre croissant ou décroissant d’intensité : j’aime les films, la musique et les peinture Gradation : C’est une succession de mots avec un ordre croissant ou décroissant d’intensité :je suis ravie, heureuse, contente Litote : atténuation d’une idée : ce n’est pas mal Euphémisme : atténuation d’une vérité pénible : il y a compression du personnel Anaphore : répétition d’un même élément en tête de phrases, de proopositons de vers se succédant, Rome, l’unique objet de mon ressentiment! Rome, à qui ton bras vient d’immoler mon amant! Chiasme : C’est un croisement : il faut de l’argent pour vivre mais il ne faut pas vivre pour l’argent Ellipse : C’est la Suppression d’un mot : chocolat commence par « c » et finit par « t ».
LES FIGURES DE RHETORIQUE
EXEMPLES :
L’or noir = périphrase
Le renard dit à la fourmi = prosopopée
Un appétit de moineau = métaphore
Le roi soleil = périphrase
La première Dame = périphrase
La colombe = allégorie
La maison blanche = périphrase
Paris = synecdoque
La capitale de la France = périphrase
Il y a compression du personnel = euphémisme
Une belle main = métonymie
Une douce aigreur = oxymore
Un picasso = métoymie
Ce n’est pas mauvais = litote
Être ou ne pas être = antithèse
Boire un verre = métonymie
Rendre le dernier soupir = euphémisme
Un toit = synecdoque
Voici des feuilles, des fleurs = Enumération
Je me meurs, je suis mort, je suis enterré = gradation
Le fils de Pêlée désigne Achille dans les poèmes d’Homère = Périphrase
Une voile = Synecdoque
La source Chante = métaphore
Je donnerais 1000 fois ma vie pour toi = hyperbole
Une très longue maladie = Euphémisme
Je meurs de soif = hyperbole
Il partait, moi j’arrivais = antithèse
« IL dort dans le soleil, la main sur la poitrine, tranquille il a deux trous rouges du côté droit » = Euphémisme
La belle saison = Périphrase
Je ne suis pas mécontent = Litote
Wall Street = Métonymie
Le siècle des Lumières = Périphrase
Un néant à l’égard de l’infini, un tout à l’égard du néant = chiasme Votre dot valait mieux que vous, à présent vous valez mieux que votre dot = chiasme
L’ïle de Beauté = Périphrase
La grande bleue = Périphrase
Le soleil noir = oxymore
Elle se hâte lentement = oxymore
Un milieu entre Rien et tout = antithèse
Le vatican = métonymie
Le père de la fable = Périphrase
Le pentagone = métonymie
Des clochers lancent vers le ciel un affreux hurlement = Personnification.
Son rêve est de monter sur les planches = Métonymie
Bernard est un Hercule = Métaphore
Le rocher chancelle, s’élance, se précipite, roule et court à nos trousses = Personnification
En parlant de la mort, Hugo dit, « je vis cette faucheuse … » = Allégorie
La Faucheuse s’approcha et et lui dit : « il est temps, je suis venue te chercher » = Prosopopée
Je cherche un toit = métonymie
Il te faut de l’argent pour vivre mais il ne faut pas vivre pour l’argent = Chiasme
Chocolat commence par un « c » et se termine par un « t » = Ellipse
La pluie tombait toujours tristement = Allitération
Le Pays tout entier pleure son président = métonymie
Un horloge pleure = Personnification
La terre des Pharaons = périphrase
Je l’ai vu de mes yeux = Pléonasme
La marionette au long nez = Périphrase Il regarde longtemps, longtemps cherche sans savoir = Chiasme
Chaque fleur est une âme = métaphore
Une Obscure clarté = oxymore
L’empire du soleil Levant = Périphrase
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